Hier à Wall Street : rebond inattendu des indices malgré les taux
information fournie par Zonebourse 13/05/2026 à 07:35
Wall Street semble animé d'une dynamique qui lui est propre, avec une propension à considérer que tout est une opportunité d'achat dès lors que les actions reculent de 2% : "buy the dips"... quel que soit le contexte, peu importe une inflation à 3,8% et qui pourrait passer la barre des 5% avant l'été.
Le "SOXX" par exemple perdait -6% à mi-séance, avec -14% sur Qualcomm, et il ne cède plus que 3% avec une vague de rachats que l'on n'ose appeler "à bon compte" après 70% de hausse en six semaines.
Au bout de sept semaines de disruption des approvisionnements pétroliers, avec un baril de nouveau installé au-dessus des 100 USD pour le "WTI" (102,5 USD environ), l'hypothèse d'une poussée d'inflation "transitoire" ne tient plus la route.
Si le détroit d'Ormuz devait rouvrir d'ici mi-juin (dans la meilleure hypothèse), le prix du pétrole retombera difficilement sous 90 USD, compte tenu de 5 millions de capacités de production qui ont disparu avec la guerre (pas seulement celle qui est en "pause" dans le Golfe, mais également entre la Russie et l'Ukraine, et là, pas de "pause"), alors que les États-Unis, l'Europe et tous les pays d'Asie tenteront, tous en même temps, de reconstituer leurs réserves stratégiques.
Sans surprise, la hausse du pétrole et de ses dérivés alimente la hausse des prix à la consommation aux États-Unis : ils ont accéléré un peu plus que prévu le mois dernier, atteignant un rythme annuel de 3,8%, alors que les économistes attendaient un taux de 3,7% après celui de 3,3% observé en mars.
Cela aurait été bien pire si les US et l'UE ne puisaient pas dans leurs stocks à un rythme jamais observé depuis... 1973.
Cela fait maintenant plus de cinq ans que l'inflation est au-dessus de la cible de la Fed ( 29% cumulés, face à des salaires qui ont augmenté de 26% en moyenne aux États-Unis) : il y aura certainement une majorité de voix au sein du FOMC -qui sera présidé par Kevin Warsh- pour réclamer l'abandon du "biais accommodant" et possiblement une hausse de taux (31% de consensus pour au moins une hausse d'ici fin 2026).
L'inflation sous-jacente ("core") est au plus haut depuis septembre :
En données sous-jacentes (hors énergie et produits alimentaires), le taux d'inflation annuel s'est établi à 2,8%, retrouvant ainsi son plus haut niveau depuis septembre dernier, contre 2,6% en mars, alors que le consensus était de 2,7%.
En rythme séquentiel, la hausse des prix à la consommation s'est établie à 0,6% en données totales et à 0,4% en données sous-jacentes en avril, ce dernier chiffre ayant légèrement surpris, selon Josh Jamner, chez ClearBridge Investments.
"Cette évolution porte l'accélération de l'inflation sur deux mois à 1,5%, soit son niveau le plus élevé depuis 2022 et une lecture figurant parmi les plus élevées observées depuis le milieu des années 1970", constate cet analyste.
Ce dernier note que la hausse des coûts du logement ( 0,6%) a également contribué à la progression enregistrée ce mois-ci, et que l'IPC dit "supercore", correspondant aux services hors logement dans l'IPC de base, a progressé de 0,45% en avril.
Mais sur un an, beaucoup de hausses de prix sont spectaculaires :
produits énergétiques (pétrole, gaz) : 29,2%
essence : 28,4%
tarifs aériens/billets d'avion : 20,7% (kérosène 180%)
énergie (utilities) : 17,9%
électricité : 6,1% fruits et légumes : 6,1
services hospitaliers : 5,5% réparations automobiles : 5,1%
Compte tenu du poids relatif pondéré de ces dépenses dans le budget des ménages américains, un score de 3,8% sur un an semble complètement anodin au regard de "l'inflation ressentie" (mais qui mord très fort dans le pouvoir d'achat réel).
Les investisseurs ne s'y trompent pas : le T-Bond à "10 ans" se tend vers 4,45% (généralement, quand le "10 ans" tutoie 4,5%, Trump fait une "annonce"), le "30 ans" de 3 points de base vers 5,017%, le "2 ans" de 5 points de base vers 3,997%, et les 4% ont été franchis après 21H.
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